| Des illusions d’optique obsédantes

Avec la collaboration très spéciale de Petit Crouton et de Cracky Crack

Every week Joël Thibeault writes this column for learners of French.

Cette merveilleuse température qui nous enchante depuis quelques jours vous donne l’envie d’explorer notre très charmante et pittoresque ville. Vous osez une escapade à l’extérieur de notre fameux ghetto de McGill et, par hasard, vous arrivez à l’intersection des rues Ste-Catherine et St-Denis. Vous errez sans but et vous aboutissez au parc Émilie-Gamelin. Là, on vous observe de manière douteuse et vous vous demandez de quelle façon vous vous en sortirez, et ce, le plus vite possible. Il est très probable que ces personnes vous proposeront des substances illicites. Laissez-moi maintenant vous expliquer quelques-uns des termes les plus employés dans le monde vicieux des drogues.

Commençons par les drogues douces. Évidemment, il y a la drogue de hippie par excellence: la marijuana, aussi connue sous les noms de «pot», «weed» et «mari». Si on vous tend une substance ressemblant à du chocolat, sachez qu’il s’agit en fait de haschich, qu’on appelle aussi du «hash». Ces différentes drogues ne sont pas particulièrement dangereuses. Vous décidez donc de poursuivre votre aventure dans les ténèbres de l’univers de la drogue.

Vous continuez à marcher et vous apercevez un garçon qui tente d’attraper des mouches. Vous vous dites: «It’s winter. There aren’t any flies around». Cette personne étrange est très probablement sous l’influence de drogues hallucinogènes telles que les champignons, ou «mush»; les buvards, un petit morceau de carton imbibé d’acide de toute sorte; le LSD; le PCP (ou acide); et la mescaline, aussi connue sous le nom de «mess».

Vous tournez malencontreusement sur la rue Ontario. Vous êtes au royaume de la petite poudre qui, parfois, se retrouve sous forme de comprimé. On pourra vous offrir des amphétamines, qu’on appelle couramment du «speed», de la «pinotte» ou des «amphètes». Vous avez l’air relax? On vous offrira plutôt de l’ecstasy, également appelée «E», prononcé à l’anglaise. Il y aussi le MDMA, de l’ecstasy sans speed. Les prostituées d’âge mûr, que vous reconnaîtrez facilement à leur air hagard et à leur clope au bec, vous proposeront comme drogue de choix l’héroïne («héro»), la cocaïne («coke»), le crack ou le crystal meth.

Par conséquent, en vous apercevant que le diable vous tend la main, courrez, jeunes mcgillois. Rentrez au bercail, là où le seul danger qui vous entourera sera l’alcool que vous ingurgiterez au Gerts. Il s’agit d’une expérience sécuritaire qui vous permettra de vous amuser tout autant.

You can write to Joël at thefrenchconnection@mcgilldaily.com.

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